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Peptide de cuivre GHK-Cu : ce qu'il faut savoir

Benjamin Georges, Fondateur10 min di lettura

Le GHK-Cu est un tripeptide — glycine, histidine, lysine — qui retient un ion cuivre. En cosmétique, il figure sur la liste des ingrédients sous son nom INCI, Copper Tripeptide-1, et c'est le cuivre lié au peptide qui donne au sérum sa couleur bleue. Voici ce que les études mesurent, et ce qu'elles ne mesurent pas.

Qu'est-ce que le peptide de cuivre GHK-Cu ?

Un peptide est une courte chaîne d'acides aminés. Celle-ci en compte trois — glycine, histidine, lysine —, d'où les initiales GHK ; le « Cu » est le symbole chimique du cuivre, l'ion que la chaîne retient. Un tripeptide et un ion cuivre : le nom ne dit rien de plus, et il n'en faut pas plus pour situer un produit.

Loren Pickart a décrit ce tripeptide en 1973 dans le plasma humain. Sa concentration dans le plasma diminue avec l'âge : d'environ 200 ng/mL à vingt ans à environ 80 ng/mL à soixante ans, selon la revue de Loren Pickart et Anna Margolina (Int. J. Mol. Sci. 2018;19(7):1987). Ce constat est souvent recopié tel quel, sans sa limite — alors qu'elle est décisive : un sérum s'applique sur la peau et ne rétablit aucun taux dans l'organisme. C'est une application cosmétique, et rien d'autre.

Sur l'étiquette, l'ingrédient s'écrit Copper Tripeptide-1. Les mentions commerciales — « peptide de cuivre », « copper peptide » — ne remplacent pas ce nom INCI, et c'est lui qu'il faut chercher.

Pourquoi le sérum au GHK-Cu est-il bleu ?

La couleur ne vient pas d'un colorant. Lié au peptide, l'ion cuivre absorbe une partie du spectre visible et renvoie le bleu. C'est exactement ce qui colore la covellite, ce minéral de cuivre d'un bleu presque nocturne décrit en 1832 par le minéralogiste italien Nicola Covelli — et qui a donné son nom à Maison Covelli.

L'intensité de la teinte dépend de la formule et peut varier d'un lot à l'autre. Elle ne constitue donc pas un indicateur de qualité, et elle disparaît dès que le sérum est étalé sur la peau.

Que mesurent réellement les études sur le GHK-Cu ?

Quatre travaux sont cités par la revue de référence, celle de Pickart et Margolina publiée en 2018. Ils portent sur des crèmes et des préparations, jamais sur le sérum d'une marque en particulier. Les deux premiers n'ont été publiés que sous forme de résumés présentés à un congrès de dermatologie en 2002 (Leyden et al., 2002) : nous les citons d'après la revue, sans en avoir lu les données.

ÉtudeParticipantesDuréeCe qui a été mesuréConcentration
Crème visage (Leyden et al., 2002)7112 semainesdensité et épaisseur cutanées, laxiténon indiquée
Crème contour des yeux (Leyden et al., 2002)4112 semainescomparaison avec un placebo et une crème à la vitamine Knon indiquée
Peau de la cuisse, comparaison (Abdulghani et al., 1998)non indiqué12 semainesproduction de collagènenon indiquée
Sérum à nano-vecteurs, double aveugle, demi-visage (Badenhorst et al., 2016)408 semainesvolume et profondeur des rides, par imagerie 3Dnon indiquée

Le troisième est le plus repris (Abdulghani et al., 1998) : dans cette comparaison, une production de collagène accrue a été relevée chez 70 % des participantes, contre 50 % sous une crème à la vitamine C et 40 % sous acide rétinoïque. C'est le résultat tel qu'il est rapporté, et il faut le lire avec ses réserves : l'acide rétinoïque est un actif délivré sur ordonnance, auquel un produit cosmétique ne se compare pas. Nous n'avons pas pu lire cette publication de 1998 : les chiffres sont ceux que rapporte la revue.

Ces réserves valent pour l'ensemble du dossier. Les essais sont petits, anciens, financés par l'industrie, issus pour l'essentiel d'un même environnement de recherche, et aucun ne précise la concentration employée. Le plus récent, celui de 2016, a réparti 40 femmes en deux groupes : chacune appliquait sur une moitié du visage un sérum au GHK-Cu en nano-vecteurs, et sur l'autre soit le même sérum sans actif, soit un produit du commerce (Badenhorst et al., 2016). Les sérums testés ont été fournis par une marque, et cette formulation n'est pas celle d'un sérum aqueux ordinaire. Ces travaux constituent une littérature sur l'ingrédient, pas la preuve d'un produit fini. Il n'existe d'ailleurs aucune étude portant sur les sérums de Maison Covelli, et nous ne laissons pas croire le contraire.

Ce qu'un sérum au peptide de cuivre met en avant reste donc une promesse cosmétique, celle qui porte sur l'apparence : appliquée chaque jour, la peau paraît plus lisse et plus unie, les ridules ressortent moins, le contour du visage paraît plus ferme.

Au bout de combien de temps peut-on juger ?

Huit à douze semaines. C'est l'horizon des essais publiés, et le seul qui soit documenté ; les durées plus courtes n'ont pas été étudiées. Une promesse de résultat en quinze jours annonce donc davantage que ce qui a été mesuré.

En pratique, mieux vaut ne changer qu'une seule chose à la fois dans une routine pendant ces deux à trois mois. Sinon, à l'arrivée, rien ne permet de dire d'où vient la différence.

Avec quoi peut-on associer le GHK-Cu ?

Ce chapitre relève de la chimie de formulation et de la pratique courante, pas d'essais cliniques : il n'existe pas de littérature primaire sur l'association du GHK-Cu avec un autre actif appliqué sur la peau.

ActifDans le même geste ?PourquoiSolution
Vitamine C pure (acide ascorbique)nonpH bas, complexe cuivre-peptide instablel'un le matin, l'autre le soir
Dérivés de vitamine Cplutôt ouipH plus élevél'un après l'autre
Rétinolplutôt pastolérance de la peaudes soirs différents
NiacinamideouipH proche du neutreniacinamide en premier
Acide hyaluroniqueouipH proche du neutreordre indifférent
Acides exfoliants (AHA, BHA)nonpH basun autre jour

Une précision sur le rétinol : la littérature ne décrit pas d'incompatibilité chimique entre les deux, et la raison de les séparer tient à la tolérance de la peau, pas à la chimie. Certaines fiches techniques de matières premières déconseillent malgré tout l'association — nous préférons le dire plutôt que d'affirmer une absence totale de réserve.

Comment lire un pourcentage sur un flacon ?

C'est le point où les chiffres du marché deviennent trompeurs. Les solutions commerciales de Copper Tripeptide-1 sont vendues à 2 000 ou 5 000 ppm, et les taux d'incorporation recommandés portent sur la solution, pas sur le peptide seul. D'un fournisseur à l'autre, ces recommandations varient d'un facteur voisin de deux cents.

Conséquence : un « sérum à 1 % de GHK-Cu » désigne le plus souvent 1 % de la solution, donc une fraction bien moindre de peptide. Deux flacons affichant le même pourcentage peuvent ne pas parler de la même chose. La question à se poser n'est pas « combien ? » mais « le pourcentage porte sur quoi ? ».

Un mot sur la liste des ingrédients, tant qu'on y est : elle classe les composants par poids décroissant, mais les proportions inférieures à un pour cent peuvent y figurer dans n'importe quel ordre. Un peptide en fin de liste est donc normal, et sa position ne permet de déduire aucun pourcentage.

Le GHK-Cu est-il autorisé en cosmétique ?

Oui. Dans un sérum ou une crème, Copper Tripeptide-1 est un ingrédient cosmétique admis. Tout produit cosmétique est notifié au portail européen CPNP avant sa mise sur le marché et relève d'une personne responsable établie dans l'Union — ce qui garantit une traçabilité, pas une évaluation d'efficacité.

L'emballage, lui, porte sept mentions obligatoires : le nom et l'adresse de la personne responsable, le contenu nominal, une date de durabilité ou une durée d'utilisation après ouverture, les précautions d'emploi, le numéro de lot, la fonction du produit et la liste des ingrédients. C'est la liste de contrôle la plus simple pour reconnaître un produit en règle.

Le GHK-Cu injectable, lui, est un tout autre sujet : ce n'est pas un produit cosmétique. Maison Covelli ne vend que des cosmétiques destinés à être appliqués sur la peau, et une question portant sur une injection relève d'une consultation auprès d'un professionnel de santé.

Comment l'appliquer, et avec quelles précautions ?

Quelques gouttes sur peau propre et sèche, matin ou soir, avant la crème. Ni vitamine C pure ni exfoliant dans le même geste : les deux travaillent à pH bas.

Avant la première application sur tout le visage, un essai au creux du coude, observé vingt-quatre heures, est la précaution d'usage pour un produit contenant un actif métallique. Le cuivre est considéré comme un sensibilisant faible en comparaison d'autres métaux — constat rappelé par une étude menée sur des cellules de peau en culture (Li et al., 2016) —, et les réactions décrites sont surtout locales et légères. Sur une peau lésée ou irritée, on n'applique pas de sérum. Enfin, il n'existe pas de donnée solide concernant la grossesse et l'allaitement : la question se discute avec un médecin plutôt qu'avec une marque.

Le Sérum N°1 · Copper Peptide de Maison Covelli est dans la collection : 30 ml, flacon de verre avec compte-gouttes, formulé et fabriqué en Italie chez un façonnier certifié ISO 22716. La concentration exacte figure sur l'emballage. Les autres sérums de la maison sont présentés dans le journal.

Sources

Ces travaux portent sur l'ingrédient, jamais sur un sérum Maison Covelli. Loren Pickart, auteur de la revue, a découvert le peptide et a fondé une marque de cosmétiques au cuivre.

Cet article décrit des produits cosmétiques et leurs ingrédients. Il porte sur l'apparence de la peau et ne remplace pas un avis médical. En cas de modification de la peau, pendant la grossesse ou en cas d'intolérance connue, adressez-vous à votre médecin.

Maison Covelli ne vend que des produits cosmétiques destinés à être appliqués sur la peau. Nous ne donnons aucune indication sur les préparations injectables.

Domande frequenti

Qu'est-ce que le peptide de cuivre GHK-Cu ?

Un tripeptide formé de trois acides aminés — glycine, histidine, lysine — qui retient un ion cuivre. Loren Pickart l'a décrit en 1973 dans le plasma humain. Sur une liste d'ingrédients, il apparaît sous son nom INCI, Copper Tripeptide-1. Le cuivre ainsi lié colore la formule en bleu, sans colorant ajouté.

Pourquoi le sérum au GHK-Cu est-il bleu ?

Parce que le cuivre l'est. Lié au tripeptide, l'ion cuivre absorbe une partie de la lumière visible et renvoie le bleu : c'est le même mécanisme qui colore la covellite. La teinte vient donc de l'actif lui-même et non d'un colorant, et elle s'estompe à l'application.

Au bout de combien de temps juger un sérum au GHK-Cu ?

Les études disponibles mesurent après huit à douze semaines d'application quotidienne. Les durées plus courtes n'ont pas été étudiées. Le plus raisonnable est donc d'appliquer le sérum chaque jour pendant deux à trois mois, sans changer autre chose dans la routine, puis de regarder.

Peut-on appliquer le GHK-Cu avec la vitamine C ?

Pas dans le même geste. Un sérum de vitamine C pure travaille à pH bas, un milieu dans lequel le complexe cuivre-peptide n'est pas stable. On sépare donc les deux : l'un le matin, l'autre le soir. Les dérivés de vitamine C, à pH plus élevé, posent moins ce problème.

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Les articles du journal décrivent des produits cosmétiques et leurs actifs : ils portent sur l'apparence de la peau, rien de plus. En cas de doute sur votre peau, demandez l'avis d'un professionnel de santé.